Professeur Pierre Delbet


Ses études sur la santé

Le Professeur Pierre Delbet est né le 5 novembre 1861 à La Ferté-Gaucher, près de Paris. Il est, dans les années 1920, un des membres les plus éminents de l'Académie Française de Médecine. Professeur de clinique chirurgicale, Professeur de cancérologie, chercheur, fondateur d'une des premières institutions au monde de lutte contre le cancer, il est l'auteur de 28 ouvrages sur la médecine, la chirurgie, et les problèmes de société tels que l'alimentation des populations, ou la gestion de la fin de vie.

Le 7 septembre 1915 Delbet annonce devant l'Académie des sciences de Paris, qu’il est possible d’accroitre de manière considérable la phagocytose des globules blancs grâce à l’utilisation de sels halogénés de magnésium.

Il étudie ensuite les liens entre les carences alimentaires en magnésium et le cancer, et enchaîne les expériences de laboratoire sur la cancérisation, et le suivi de ses patients cancéreux de l'hôpital Necker à Paris. Il confirme à cette occasion le lien entre Magnésium et prévention du cancer.

Collaboration avec Louis Robinet
C'est en 1930 que Louis Robinet, Docteur en pharmacie, propose à Pierre Delbet, une étude comparative entre la richesse en magnésium de l'alimentation de la population française et les statistiques de cancers établis par les services ministériels français.

Cette étude qui permettra d'établir le lien entre le taux en magnésium des terres, le taux en magnésium des aliments, et le taux de cancer des populations consommant ces aliments, validera de manière incontestable les travaux de Pierre Delbet.

Il faut souligner le caractère exceptionnel de cette étude, car elle permet de mesurer la relation entre taux magnésium alimentaire et santé, sur des millions de personnes, et sur plusieurs dizaines d'années voire sur l'ensemble d'une vie humaine.

En 1944, dans son livre « Politique préventive du cancer », Pierre Delbet, alerte l'opinion publique, les milieux scientifiques et les différents gouvernements sur l'existence d'une carence massive en magnésium dans l'alimentation des populations des pays développés, sur ses mécanismes, et sur ses conséquences majeures sur la santé publique.

Un tavail toujours d'actualité
Cinquante-huit ans plus tard, en 2002, l'étude française SU.VI.MAX, l'une des plus grandes études épidémiologiques mondiales jamais réalisées sur la prévention nutritionnelle des grands problèmes de santé publique, confirmera l'existence d'une carence massive en magnésium dans l'alimentation des populations des pays développés, et validera les travaux de Delbet.